Construire un deuxième pont à Prince Albert


Madame, Monsieur,

Le 30 août 2011, une fissure dans la poutre du pont Diefenbaker de Prince Albert a été observée par hasard, par un homme qui passait en bateau sous le pont. Cela a provoqué la fermeture du pont pour des raisons de sécurité et le trafic a dû être transféré sur une voie. Cela avait causé, beaucoup de frustration, car les bouchons de circulation étaient immenses. Une restriction de 15 000 kg a été mise sur le pont, avec la police de la ville de Prince Albert qui assurait une surveillance de 24 heures, pour que la limite de poids maximale soit respectée. Le bris du pont de Prince Albert est une preuve évidente que l’espérance de la vie du pont n’est pas très longue et il se peut qu’il y ait d’autres réparations à effectuer qui seraient coûteuses. On se demande maintenant, si la ville de Prince Albert a besoin d’un nouveau pont maintenant ou d’être patient et attendre une longue période de temps pour que le pont puisse être réparé?

À mon avis, la ville de Prince Albert a besoin d’un deuxième pont. Le pont garde l’économie de la ville de Prince Albert et de la Saskatchewan stable et nous donne l’acheminement des denrées alimentaires et la bonne santé aux villes du nord. Depuis 2001, la population de la ville de Prince Albert continue à augmenter. Le conseil de la ville anticipe que ça va continuer à grandir pendant les prochaines 50 années. Beaucoup de camions qui transportent la nourriture et d’autres biens passent à travers de Prince Albert pour transporter les biens au nord. Avec les diamants et l’uranium au nord de la Saskatchewan, cela aide extrêmement notre économie. On attire les compagnies étrangères qui viennent investir pour développer les mines de diamants et d’uranium. Si une rue était construite à une de ses mines pour transporter ses matériaux, les camions qui viennent du nord devraient passer à travers de Prince Albert et son pont pour voyager au sud et les États-Unis. Sans pont, toute compagnie qui utilisait le pont pour transporter les matériaux devrait faire de plus long voyage, qui va leur coûter plus d’argent. Si ça coûte aux compagnies plus d’argent pour leur voyage, ils doivent regagner cet argent par une façon et cette façon est d’augmenter leur prix de matériaux qu’ils vendent. Avec un nouveau pont, oui les taxes vont augmenter, mais on doit penser plus au futur. Avec le pont, l’économie de Prince Albert et de la Saskatchewan va augmenter et avec cette augmentation d’économie, on peut faire plus d’emplois pour notre population qui continue de croître. Si les personnes ont des emplois, elles ne vont pas avoir besoin de voler et les crimes vont diminuer.

Le gouvernement provincial a investi dans l’autoroute 11, qui va de Regina à Prince Albert. Avec ce projet d’infrastructure, la ville de Prince Albert va attirer plus de personnes. On croit qu’avec une population qui continue de croître, il y aura des grands bouchons de circulation. Un autre pont aiderait beaucoup, car on pourrait disperser le trafic à travers deux ponts. Selon une étude faite par UMA Engineering Ltd., il y a environ 31 000 personnes qui traversent le pont Diefenbaker chaque jour. Si on ajoute les personnes qui vont venir de Regina sur l’autoroute 11 et les nouvelles personnes qui déménagent à Prince Albert, ce nombre augmentera. Sans le pont, plus de 31 000 personnes devraient planifier à nouveau leur voyage et ainsi ajouter des heures de voyage. Le pont à Prince Albert amène déjà beaucoup de touristes à la ville qui augmente notre économie. Si le pont fermait, le nombre de touristes diminuerait, ça découragerait les gens de voyager au Nord. Le maire de Prince Albert et beaucoup d’autres personnes, incluant le conseil de Prince Albert veulent un nouveau pont.

Ça fait 20 à 30 ans qu’on ne fait vraiment rien avec les infrastructures en Saskatchewan. On voit partout les infrastructures qui sont faibles et qui sont dans le processus de tomber ou briser. Ces infrastructures qui tombent, blessent et tuent des personnes deviennent quelque chose qui arrive plus souvent dans le monde. Avec la potasse en Saskatchewan, on gagne tellement d’argent et c'est un des meilleurs contributeurs pour l’économie de la Saskatchewan. Avec cet argent, le gouvernement peut aider à garder les infrastructures fortes, donc ils ne brisent pas. Les personnes vont dire qu’on doit se concentrer plus sur la santé, l’école, les crimes et autre chose, mais vraiment si nos infrastructures brisent ou sont détruites, ça va coûter à notre gouvernement de la Saskatchewan beaucoup d’argent de reconstruire des infrastructures ou de les réparer. On doit mettre plus d’attention dans nos infrastructures, comme le pont à Prince Albert, mais avec un deuxième pont on assure qu’on a toujours une infrastructure à Prince Albert qui va nous laisser traverser la rivière.

Selon l’étude faite par UMA Engineering Ltd, pour que la ville de Prince Albert puisse augmenter sa superficie résidentielle, elle a besoin d’un plan pour un système de transport à long terme qui est efficace. Le pont de Prince Albert garde l’économie de Prince Albert et de la Saskatchewan stable, mais de plus avec ce pont on développe le Nord de la Saskatchewan. Des centaines de camions qui transportent des biens en Saskatchewan passent par ce pont chaque jour. Avec la population de la Saskatchewan qui continue de croître, on doit s’assurer que nos infrastructures sont en bonne condition. L’étude aussi nous dit que le pont de Prince Albert est surutilisé chaque jour et le nombre de personnes qui le traverse va seulement continuer à grandir. Pour fabriquer seulement le nouveau pont, ça coûtera environ 16,808 205 $. La ville s’engage à payer pour une partie du prix, mais on doit compter sur le gouvernement provincial de la Saskatchewan pour payer le reste. Oui, ça va coûter beaucoup pour construire ce pont, mais on doit penser plus à l’avenir, à l’économie et la population qui continue de croître. On ne peut se permettre de vivre une autre crise et il est temps de planifier la construction d’un deuxième et d’investir dans l’économie de cette province.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes meilleurs sentiments.

– Austin Oleksyn

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Sabrer la SV affectera particulièrement les aînés les plus pauvres

En vertu du budget fédéral présenté le mois dernier, c’est officiel : le gouvernement fait passer l’âge d’admissibilité à la Sécurité de la vieillesse (SV) de 65 à 67 ans. Tous les Canadiens nés après le 31 mars 1958 devront attendre jusqu’à deux années de plus avant de recevoir leur prestations de la SV.

Que représenteront ces coupures pour le Canada? Regardons qui dépend de la SV.

Aujourd’hui, quatre Canadiens sur dix recevant des prestations de la SV vivent avec moins de 20 000 $ par année.

Les femmes célibataires, et les aînés, sont plus susceptibles de dépendre de la SV comme principale source de revenus.

Les collectivités rurales, à population plus âgée, risquent davantage d’être touchées par les coupures à la SV.

Le programme de la SV comprend le Supplément de revenu garanti (SRG), soit une allocation mensuelle pour les aînés à faible revenu. En haussant l’âge d’admissibilité aux prestations de la SV, le gouvernement hausse également l’âge de l’admissibilité au SRG – les aînés les plus vulnérables du Canada seront les plus durement touchés par cette décision.

Faire attendre les Canadiens deux années de plus avant qu’ils puissent recevoir leurs prestations de la SV enlève plus de 15 000 $ par année aux aînés qui peuvent le moins se le permettre.

Le message du gouvernement pour ces Canadiens est clair : Débrouillez-vous tous seuls. Vous auriez dû travailler plus longtemps. Vous auriez dû économiser plus d’argent.

Si aujourd’hui vous avez 50 ans, peut-être comptiez-vous recevoir vos prestations de la SV à 65 ans. Maintenant, vous devez essayer de trouver deux années additionnelles de revenus.

Malheureusement, travailler plus longtemps n’est pas une option pour un grand nombre de baby-boomers et de futurs aînés.

Pour les travailleurs ayant des emplois exigeants physiquement – comme les travailleurs de la construction, les mineurs et ceux qui travaillent debout toute la journée dans des usines – rendus à 65 ans, leur corps pourrait les empêcher de continuer à travailler.

Un taux élevé de chômage local pourrait en empêcher certains de travailler plus longtemps.

Selon les dernières déclarations de revenus, près de la moitié des Canadiens gagnent moins de 25 000 $ par année. On peut difficilement économiser pour demain lorsqu’on  peine à payer les factures d’aujourd’hui.

Les coupures à la SV résulteront inévitablement en des difficultés supplémentaires pour un grand nombre d’aînés, sans compter que les gouvernements provinciaux devront payer plus d’aide sociale aux nouveaux aînés.

Sabrer les pensions des plus vulnérables n’est pas acceptable dans un pays aussi prospère que le Canada.

Le gouvernement fédéral prétend qu’il doit faire ces coupures à la SV pour que le programme soit viable. Rien ne saurait être plus faux.

Des experts de l’OCDE et de la Banque mondiale, le directeur parlementaire du budget et même l’actuaire en chef du Canada ont tous déclaré que le système de la SV du Canada est déjà viable. Il n’y a aucun besoin d’y apporter des coupures.

Les experts du gouvernement même se sont penchés sur les projections démographiques et économiques et ont conclu qu’« il n’y a aucun besoin pressant du point de vue financier ou fiscal de hausser l’âge de la retraite dans un avenir prévisible. »

Si le gouvernement croit vraiment – malgré toutes les preuves contraires – qu’il faut sabrer la SV pour la sauver, pourquoi le premier ministre ne l’a-t-il pas dit pendant la campagne électorale de l’année dernière? Après tout, ça fait déjà un bon bout de temps que nous sommes au courant de l’impact de la génération des baby-boomers.

Mais le Parti conservateur n’a pas averti les aînés canadiens de leurs plans visant à sabrer la SV. Voici plutôt ce qu’il a promis dans sa plate-forme électorale de 2011 :

« Nous n’allons pas réduire les paiements de transfert aux particuliers ou aux provinces pour des services essentiels comme la santé, l’éducation et les pensions. »

La SV est un paiement de transfert aux particuliers pour les pensions. Pour nos aînés les plus vulnérables, il s’agit de leur seule source de revenus.

Selon un récent sondage d’opinion publique, les Canadiens croient que l’inégalité des revenus – l’écart grandissant entre les riches et les pauvres – est l’enjeu le plus important auquel le pays est confronté.

En sabrant la SV, le gouvernement accentue les problèmes d'inégalité des revenus.

– Scott Brison, député
Porte-parole libéral en matière de finances


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