

RÉFLEXIONS du 28 mai 2004.
Réflexion, 5ième dimanche du Carême
28 mars 2004
Voici que je fais toutes choses nouvelles
La bonne nouvelle daujourdhui est la suivante :
Là où le passé accable, Jésus fait toutes choses nouvelles. Là où la vie impose un cul-de-sac, un mur, il ouvre une voie davenir. Là où le péché abonde, sa grâce surabonde.
Les nouvelles que nous rapportent les médias ne sont pas toujours réjouissantes. Selon les évènements que nous vivons comme membres dune collectivité, il arrive que nous nous sentions découragés, dépassés par la réalité. Et dans notre vie personnelle nous nous sentons parfois abandonnés, seul ou sans but. La désespérance, nous guette souvent, cest une des grandes tentations de notre temps.
Devant le rappel des évènements au Rwanda il y a dix ans je me sens impuissant. Devant la perte dun être cher, je me sens impuissant.
Vous savez tous que les églises ne sont pas remplies comme elles létaient auparavant. Je vient de la ville de Québec et à cinq coins de rue de chez mois il y avait trois églises chacune plus grande que la cathédrale de Regina. Ces églises étaient remplies quand jétais de lâffge de mes enfants. Elles sont maintenant presque vides.
Vers où allons-nous? Sommes-nous les derniers chrétiens?
Nous ne sommes pas les derniers chrétiens, nous sommes les chrétiens de la transition, les chrétiens du passage. Cest pourquoi, il faut cesser de regarder en arrière et se mettre en marche vers lavenir. Isaïe nous invite à changer notre regard sur la vie et sur le monde. Il dit « Ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas? »
La semaine passée mon beau-père est venu souper chez nous et après le repas il a partagé une lettre quil avait reçue dun des premiers prêtres qui avait travaillé à notre paroisse. Il était bien heureux de voir que notre paroisse se préparait à célébrer son 50ième anniversaire. Je crois bien que ce ne fût pas facile de débuter une paroisse comme la notre. Mais les fondateurs de notre paroisse ne se sont pas attardés sur le passé et ont mis tous leurs efforts à rendre possible cette église.
LÉvangile nous place aujourdhui dans le temple avec Jésus et une foule qui lécoute. Jésus est reconnu comme une personne qui accueille les pécheurs et les malades. Ils leur offrent son pardon et sa miséricorde comme moyens de libération intérieure. Tout à coup, entrent dans le temple les scribes et les pharisiens, ils lui amènent une femme qui vient dêtre surprise en train de commettre ladultère.
Jésus rassemble de plus en plus de personnes autour de lui, il accepte tous les gens et cela fait peur aux autorités religieuses et voilà pourquoi ils sont présents dans le temple aujourdhui, ils lui tendent un piège. Ils veulent présenter à Jésus deux alternatives et le forcer à en choisir une. Il devra choisir entre ignorer la loi, ce qui leur permettra davoir des évidences contre lui ou condamner la femme et ainsi démontrer à la foule quil nest pas aussi plein de miséricorde quils le croient.
Ils font avancer la femme, et disent à Jésus :
« Maître, cette femme a été prise en flagrant délit dadultère. Or, dans la loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, quen dis-tu? »
Mais Jésus sétait baissé, et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. Comme on persistait à linterroger, il se redressa et leur dit : « Celui dentre vous qui est sans péché, quil soit le premier à lui jeter la pierre. » Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol. Quant à eux, sur cette réponse, ils sen allaient lun après lautre, en commençant par les plus âgés. Jésus reste seul avec la femme en face de lui.
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc? Alors, personne ne ta condamnée. » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Jésus ne soppose pas à la loi de Moïse. Il nous offre de réaliser dans quel chemin nous sommes et de choisir le droit chemin et cela de nous même.
Il ne nous suffit pas de suivre la loi mais aussi dagir avec miséricorde comme Jésus nous a appris durant sa vie.
Jésus na pas seulement sauvé la vie de la femme qui a commis ladultère mais il lui a aussi donné lopportunité de prendre conscience de ces actes et de rediriger sa vie.
Jésus na pas seulement sauvé la vie de la femme qui a commis ladultère mais il a aussi forcé ses accusateurs à se questionner sur leur vie, Il leur a permis de reconnaître leurs péchés et rediriger leur vie.
Jésus na pas seulement sauvé la vie de la femme qui a commis ladultère mais il nous permet aujourdhui de nous questionner sur la façon dont nous nous conduisons avec tous les gens que nous rencontrons dans notre vie. Il ne nous menace pas, il nous offre une opportunité de rediriger notre vie dans la bonne voie.
Jésus nous offre à tous lopportunité de faire du neuf dans notre vie.
Comme nous avons besoin deau et de lumière pour vivre, nous avons besoin dun chemin visible qui donne un sens à notre vie. Isaïe lavait compris et il invitait ses contemporains à regarder en avant et à découvrir le monde nouveau que Dieu annonçait. Et Jésus ne cessait de faire advenir ce monde nouveau pour ceux et celles qui le
fréquentaient : laveugle retrouvait la vue et reprenait la route, le lépreux guéri était réintégré dans sa communauté, les prisonniers de la peur et de toutes sortes dobsession partaient libérés. Oui, le salut se manifestait à qui souvrait à lhomme de Nazareth. Mais pour le découvrir, if fallait avoir lintelligence des choses simples; il fallait un cur pur ou savoir regarder de la bonne façon.
Dans lÉvangile daujourdhui Jésus nous montre comment une simple phase peut sauver la vie dune femme. Réalise-t-on limpact dun tel récit pour nous? Sommes-nous conscients du pouvoir de nos paroles et de nos gestes? Des répercussions quils peuvent avoir? Il suffit parfois dune visite damitié pour sauver quelquun du suicide, dun coup de fil donné à temps. Ou découter attentivement pour redonner du courage à lun de ses proches. Ou dinviter une personne seule à manger. Ou de donner un sourire à des inconnus au visage triste.
La leçon a retenir aujourdhui est de ne pas perdre courage, le salut passe par la vie de tous les jours, à travers des choix quotidiens. À nous dentendre, de voir et de prendre les bonnes décisions à la lumière de ce que Jésus nous a dit de plus précieux : Aimez-vous les uns les autres.
Michel Turmel
Conception et développement: Carol Léonard